Rémunération de l'auteur

Rémunération de l'auteur

Présentation

Présentation, agenda

La Méthode Feldenkrais, du nom de son fondateur, Moshé Feldenkrais (1904-1984), physicien, passionné de judo, est une méthode qui prend pour fondement que ce qui caractérise le vivant, c'est le mouvement.

Le choix est donc d'utiliser le mouvement comme porte d'entrée de la connaissance de soi, moyen de réactiver des schémas de mouvement oubliés, de stimuler le sens kinesthésique et ainsi obtenir des modifications dans la perception de soi, la conscience, éveillée par des propositions inhabituelles, devenant plus aiguisée au fil des expériences proposées.

Elle se pratique en groupe sous la forme de leçons de "Prise de conscience par le mouvement" (PCM), ou individuellement dans des leçons d'"Intégration fonctrionnelle" (IF), le plus souvent guidées par la main de l'enseignant.

Les mouvements proposés sont le plus souvent simples, faciles à exécuter, effectués avec le minimum d'effort. Ils peuvent se faire en position allongée (position la plus fréquemment proposée pour éveiller un rapport différent à la gravité), mais aussi en position assise au sol ou sur des chaises, debout... Ils s'adressent à toute personne qui désire maintenir, trouver ou retrouver une aisance de sa gestuelle.

La Méthode Feldenkrais trouve des applications intéressantes dans le domaine de la santé, de la prévention, des arts de la scène (théâtre, danse, musique). Elle n'est pas une thérapie mais un enseignement. Quel que soit son domaine d'application elle s'avère bénéfique, y compris en complément de traitements médicaux, dans l'accompagnement de la grossesse, des troubles physiques et psychologiques liés à l'organisation de la vie contemporaine, sans pour autant dévier de son cadre non thérapeutique (les effets thérapiques enregistrés parfois sont alors considérés comme des phénomènes émergents, liés à la réorganisation de la personne dans ses shémas de mouvement).

La Méthode Feldenkrais, avec d'autres méthodes apparues au fil du XXème siècle (Alexander, Eutonie, Gymnastique holistique, Rolfing, Pilates, Bertherat, Méthode des cuirasses de Marie-Lise Labonté, etc...), fait partie d'un champ émergent que les québecois ont appelé l'éducation somatique (un DESS d'éducation somatique est d'ailleurs proposé au département de danse de l'université de Montréal).

Manosque, 24 juillet 2006

Xavier Lainé

 

Agenda

Vous voulez participer, vous inscrire, demander des renseignements plus détaillés: téléphonez au 00 33 (0)4 92 72 54 81, ou contactez moi par courriel: xavier.laine081@orange.fr ; ou, si vous souhaitez recevoir des informations régulières sur les mises à jour de ce site, abonnez-vous à la newsletter.

 

Leçons hebdomadaires:

Elles auront lieu, de septembre à juin, le lundi de 9h à 10h et de 10h15 à 11h15, le mardi de 17h30 à 18h30 et de 19h à 20h et le vendredi de 17h30 à 18h30 et de 19h à 20h, Cabinet de kinésithérapie, ostéopathie et éducation somatique Val de Durance, 94 avenue Maréchal de Lattre de Tassigny 04100 Manosque; le mercredi de 8h30 à 9h30, salle polyvalente de Saint-Maime (04) avec l'association CERAMTC.

 
Suivre le lien: Méthode Feldenkrais, leçons hebdomadaires 2008-2009 à Manosque et Saint-Maime


 

Planning 2007-2008:

- Cours du lundi matin: 8, 15, 22, 29 septembre; 6, 13, 20 octobre; 17, 24 novembre; 1, 15 décembre 2008; 5, 12, 26 janvier 2009; 2, 9, 16 février; 9, 16, 23, 30 mars; 6 avril; 11, 18, 25 mai; 8, 15, 22 juin.

- Cours du mardi soir: 9, 16, 23, 30 septembre; 7, 14, 21 octobre; 18, 25 novembre; 2, 16 décembre 2008; 6, 13, 27 janvier 2009; 3, 10, 17 février; 10, 17, 24, 31 mars; 7 avril; 12, 19, 26 mai; 9, 16, 23 juin.

- Cours du mercredi matin: 10, 17, 24 septembre; 1, 8, 15, 22 octobre; 19, 26 novembre; 3, 17 décembre 2008; 7, 14, 28 janvier 2009; 4, 11, 18 février; 11, 18, 25 mars; 1, 8 avril; 13, 20, 27 mai; 10, 17, 24 juin.

- Cours du vendredi soir: 12, 19, 26 septembre; 3, 10, 17, 24 octobre; 21, 28 novembre; 5, 19 décembre 2008; 9, 16, 30 janvier 2009; 6, 13, 20 février; 13, 20, 27 mars; 3, 10 avril; 15, 22, 29 mai; 12, 19, 26 juin.


Stages, séminaires et ateliers


- Stage en soirée : "Vivre avec la gravité", 21, 24, 28, 31 juillet; 4, 7, 11, 14 août 2009, Manosque, Centre chérégraphique de Haute Provence, suivre le lien: Vivre avec la gravité

 

Leçons individuelles d'Intégration Fonctionnelle

Sur rendez-vous, Cabinet de Kinésithérapie, Ostéopathie et éducation somatique Val de Durance, 94 avenue Maréchal de Lattre de Tassigny 04100 Manosque, tel 0492725481

 

Praticiens des Alpes du sud
Andrée-Jeanne Gonfard, Gap (05) www.feldenkraisalpes.com , tel: 0492537543
Lucienne Blanchard, Digne (04), tel:0492310736
Xavier Lainé, Manosque (04)
 
Blanche Bibaut, Saint-Maime (04), tel: 0492795853
 

Etudiant(e)s autorisés à enseigner la Prise de conscience par le mouvement 
Annabelle Guy, Laragne (05)

 

 

 

 

 

 

Concours

Un espace pour l'enseignement et la recherche

Conscience en mouvement est un espace consacré à l'éducation somatique et en particulier à la pratique de la Méthode Feldenkrais. Il voudrait être un lieu de recherche et d'enseignement dans ce champ émergent depuis le milieu du XXème siècle.

Espace d'enseignement: vous trouverez ici tous les renseignements utiles concernant les stages, séminaires, leçons hebdomadaires, ateliers proposés sur Manosque et ses environs.

Espace de recherche: la pratique est une porte d'entrée passionnante qui ouvre les portes de la connaissance et de la curiosité. Depuis quelques années, celle-ci m'a incité à pousser mes recherches dans les domaines des sciences cognitives, de la neurophysiologie, de la philosophie, de la psychologie, des orientations différentes de la psychanalyse. J'espère pouvoir communiquer ici le fruit de ces recherches, des convergences nées au gré de mes lectures et de leur rencontre avec mon enseignement.

Espace d'échange: vos demandes, vos questionnements, vos pistes de recherche seront les bienvenues car c'est de la mise en mouvement de nos passions que nous pourront nourrir notre prise de conscience d'appartenir à une humanité en évolution vers son propre devenir.

Manosque, 23 juillet 2006

Xavier Lainé

 

 

À propos de “Dépression avant ou après l’accouchement: les omégas-3 doublement bénéfiques!”, article paru sur le site www.reseauproteus.net le 7 avril 2005.

 

Etre femme et porter son enfant relèverait-il de la pathologie? On peut se poser la question quand les articles s’accumulent, venant des milieux scientifiques les mieux intentionnés du monde.

On se prévaut ici de statistiques pour proposer des thérapies diverses et variées. La dernière en date est donc apparue dans les nouvelles du site Protéus: les oméga-3 seraient bénéfiques dans le traitement des dépressions avant et après accouchement. Je lis cette nouvelle à priori intéressante, et mon attention va au-delà de l’étude réalisée par le Docteur Marie-Josée Poulin, psychiatre et responsable médicale du Programme de psychiatrie périnatale du Centre hospitalier Robert-Giffard, rattaché à Université de Laval (Québec); mon attention va et je m’interroge: “Ne pourrait-on prévenir ces troubles plutôt qu’être systématiquement curatif?” Mon expérience me revient en mémoire: je ne réfuterai pas la réalité des atteintes psychologiques liées à la grossesse, je les ai constatées. Et c’est, hélas, une vérité prouvée par les chiffres, d’ailleurs cités en fin de l’article: “les troubles psychiatriques augmentent de façon marquée durant les mois et les semaines suivant un accouchement. Les données statistiques révèlent notamment qu’une femme enceinte sur dix fait une dépression majeure en post-partum”; certaines de ces dépressions ne seraient ni diagnostiquées ni traitées.

 

Je n’ai pas eu la présence d’esprit de mener une enquête statistiques auprès des nombreuses femmes qui sont entrées dans mon cabinet en dix ans d’exercice de kinésithérapie classique et qui se sont prévalues de ce type de syndromes. Mais, si je me fie à ma mémoire et aux notes éparses retrouvées, rares étaient les femmes qui pouvaient y échapper, et dans ma pratique j’étais parfois bien démuni devant de tels phénomènes, pour moi  à l’époque incompréhensibles.

 

Je peux, par contre, parler des quelques femmes enceintes suivies depuis ma pratique de la Méthode Feldenkraisâ d'éducation somatique (trois années de recherches). J’ai eu la chance d'en suivre attentivement quatre. Deux étaient venues me trouver au quatrième mois, victimes de troubles rachidiens et circulatoires; une dès le troisième mois, en quête de mieux garder conscience de son évolution corporelle; une n’a pas encore accouché à ce jour, mais suit avec assiduité les leçons de Prise de conscience par le mouvementâ (séances collectives) depuis le début de sa grossesse.

Pour les deux premières, les troubles qui avaient justifié leur visite se sont rapidement trouvés résolus, la suite du suivi devenant plus un travail de prise de conscience de l’évolution morphologique, une sorte d’aide et de soutien apportés au système somatique de ces femmes  visant à réintégrer en permanence une image du corps mise en péril par les variations morphologiques liées à l’évolution de la grossesse. Pour la troisième, la grossesse a laissé un souvenir merveilleux, sans trace de souffrances d’aucune sorte. La quatrième vit jusqu’ici une grossesse épanouie. Son témoignage serait intéressant, car elle a déjà vécu une grossesse sans suivi somatique particulier. Son expérience nouvelle la montre totalement ouverte à l'évolution de sa grossesse, sans aucun phénomène de douleur ou signe dépressif d’aucune sorte.

Sur les trois premières femmes suivies, une n’est jamais revenue, et, bien que j’ai pu l’apercevoir en ville récemment, porteuse d’un nouvel enfant, je ne peux me prévaloir de son vécu post-partum. Deux autres par contre m’ont donné la chance de les revoir et de les suivre pour d’autres raisons après leur accouchement: aucune des deux n’a montré le moindre signe de dépression. La quatrième accouchera bientôt et je ne manquerai pas d’être attentif à son évolution.

Bien sûr, et je le dis en toute conscience, quatre femmes suivies ne font pas une statistique; sans doute ai-je eu la chance de tomber sur quatre femmes n’ayant aucune prédisposition à ce type de syndrome.

Ma thèse pourtant est celle-ci, que je souhaite vivement voir confrontée à la réalité et à des observations scientifiques et statistiques: la société du marketing nous montre à chaque détour de publicité, des femmes lisses, vierges de toutes traces, visiblement jeunes, éternellement jeunes; ces images ne laissent aucune place aux stigmates de la grossesse. Ce sont pourtant ces images qui dominent dans l’imaginaire de la plupart des jeunes femmes en âge de procréer. Or, chacune peut être amenée, un jour ou l’autre à entrer dans ce plaisir de donner la vie, c’est même une fonction naturelle. Peut-on imaginer la dégradation de l’image de soi provoquée par un corps qui, dès le troisième mois se déforme, s’arrondit, s'alourdit pour faire place à cette nouvelle existence? Peut-on penser un instant que le divorce entre l’image fantasmatique d'elles-mêmes créée par la société et la réalité vécue d’un corps déformé par la progression vers l'accouchement puisse se faire sans dommage? Pendant neuf mois, la femme court après son image qui la fuit, son système nerveux doit dépenser une énergie folle à cette quête jamais aboutie d’une perception juste d’un corps qui, sans discontinuer, change. Jusqu’au jour où, brutalement, la délivrance modifie encore une fois cette perception pour laisser la place à un corps épuisé, une musculature flasque, des ligaments instables. Mesure-t-on vraiment le choc somatique vécu, la dépréciation de soi qui se trame dans cette dissociation? Combien de jeunes femmes refusent l’allaitement, courent de salle de gym en salle de musculation, parfois au risque de se blesser irrémédiablement, pour retrouver au plus vite le corps souple et ferme promis dans les pages publicitaires de leurs magazines?

L'éducation somatique, sans être la seule solution, peut proposer ici une prise de conscience favorable au maintien de l’image du corps: en effet, il s’agit ni plus ni moins que de sentir sa structure en mouvement, d’intégrer une perception du corps en rapport avec sa fonction (ici la naissance). Or la structure squelettique est bien le seul élément, tout au long de l’existence, dont les formes et les possibilités restent relativement invariables. Durant les neuf mois de la grossesse, garder le contact avec son squelette en mouvement, c’est garder le contact avec un élément invariant de l’être somatique, c’est garder la possibilité d’un retour à une image relativement stable de soi, c’est aussi donner à l’enfant la sensation qu’une place lui est faite, donc favoriser un contact apaisant qui dédramatise l'accouchement lui-même, et donc diminue le stress.

 

Il y a peu, le site Protéus émettait des doutes quant à la validité de l'éducation somatique en général et de la Méthode Feldenkrais en particulier, faute d'éléments statistiques étayant leur efficacité. Avec juste raison, Yvan Joly rétorquait que l’humain et l’expérience vécue corporellement ne se plient pas facilement aux statistiques. J’ajouterai que la science et l’expérience, l’existence des phénomènes naturels sont parfois en avance sur les statistiques, que bien des découvertes ont été méprisées tant qu’elles demeuraient de l'ordre de la recherche, pour être encensées plus tard, quand les statistiques et les formalismes eurent accompli leur ouvrage, venant apporter une caution  chiffrées aux yeux des incrédules. Il est bien entendu difficile de partir du vécu somatique et de le mettre en mots; on sait, en partie grâce à Freud, combien l’expérience et son évocation littéraire nécessitent de tours et de détours pour dire la réalité. Le philosophie ne se plie à aucune statistique: est-ce une négation de la philosophie? Les heur et malheurs de l’esprit  n’entrent dans aucune probabilité, est-ce pour autant qu’il faudrait jeter l'œuvre de Freud, Piaget, Lacan, Jung et consorts aux orties?  

 

Le sort des femmes enceintes serait un excellent terrain d’expérimentation à qui voudrait s’y mettre. J’en appelle à la recherche et croit volontiers que les praticiens œuvrant au contact des femmes enceintes participeraient volontiers à des études qui mettraient peut-être en évidence l’apport humain de la prise de conscience de soi par le mouvement chez les parturientes... Ou peut-être l’invalidation de cette thèse...

Mais une difficulté objective se pose, car, les systèmes de protection sociale ne reconnaissant une méthode que sur la foi de statistiques établies par leurs milieux autorisés, sur la commande de ces mêmes systèmes, les moyens d’accéder à ce type d’expérience se font rares, faute d’une prise en charge permettant un large accès des femmes enceintes, quelle que soit leur origine. Vaste sujet de débat, vieille dispute entre le préventif et le curatif, d’où l’humain et le vécu s’absentent, disparaîssent, laissant les approches dites parallèles sur la touche de toute recherche. Des praticiens contournent pourtant l’obstacle en publiant leurs expériences et témoignages: seule la répétition de ces publications  pourra contribuer à rompre avec le silence et le doute, abandonnant  la folie des chiffres comme seule validation de toute expérimentation.

Changer de paradigme de pensée ne se fait pas tout seul: il s’agit ici de passer d’un mode de raisonnement totalement linéaire à des approches plus systémiques, prenant en compte la complexité du vivant, sans chercher à le plier aux cultes scientifiques triomphants.

 

Manosque le 20 -22 avril 2005

 

Xavier Lainé

 

Cette création est mise à disposition selon le Contrat Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/ ou par courrier postal à Creative Commons, 171 Second Street, Suite 300, San Francisco, California 94105, USA.

Dans un article publié dans Le monde du 20 décembre 2005, Philippe Askenazy, économiste et chercheur au CNRS, aborde l’impact sur la santé des salariés des nouvelles formes de pénibilité au travail.

Il note en particulier que si « le mouvement global d’amélioration progressive des conditions de travail avait caractérisé le XXème siècle, [celui-ci] s’est inversé au tournant des années 1990. » Si la nature de cette pénibilité a changé, elle s’est diversifiée, d’avantage liée aux contraintes intellectuelles qui sont venues s’ajouter aux tâches  précédemment connues comme dangereuses, voire à l’aggravation des relations dans le cadre des équipes de travail, ou dans les relations de plus en plus violentes avec une clientèle elle-même en situation d’aggravation de ses conditions de vie du fait même des relations dégradées au travail.

Contraintes organisationnelles, exposition à des produits chimiques dangereux, éclatement des temps de travail avec mise en péril de la conjugaison vie privée vie professionnelle, si on s’est progressivement éloigné de l’image donnée par Charlot dans les Temps modernes, ce n’est pas pour aller vers la fin de la pénibilité mais seulement pour en changer la nature.

Cette réalité touche l’ensemble des sociétés occidentales, « contrairement aux représentations les plus répandues, les formes de pénibilité traditionnelles et nouvelles ne se substituent pas : elles se cumulent. Et ce cumul peut se traduire par des pathologies d’hyper sollicitation, en particulier les troubles musculo-squelettiques (TMS). 11% des hommes et 15% des femmes en souffrent, d’après l’étude pilote menée dans les Pays de la Loire en 2003 (Le Monde 15 novembre 2005) »

Les choix faits dans les entreprises en terme d’organisation et de technologie qui remettent en cause le rapport traditionnel au travail au nom de la productivité touchent tous les secteurs, tant publics que privés. Cette nouvelle organisation met la notion même de travail au cœur des débats, ainsi que la place de l’homme dans ces nouvelles répartitions des tâches.

Bien entendu, toutes les entreprises ne sont pas à mettre dans le même panier : certaines sont la démonstrations mêmes de la brutalité de l’aggravation, d’autres ont su mettre en avant la nécessité d’organiser autrement le travail en privilégiant la formation et les temps d’échange.

Ces entreprises montrent qu’ « une meilleure formation des salariés ou des démarches de qualité de vie au travail et de prévention permettent au contraire aux organisations de devenir matures. »

Cette nouvelle réalité a été d’avantage prise en compte dans la plupart des pays européens et en Amérique du Nord. La France en ce domaine, reste en marge, avec un coût social de cette attentisme non négligeable du en grande partie à une régulation collective des problèmes peu efficace et à une impréparation des élites.

Cette réalité devrait intéresser ceux d’entre nous qui entendent utiliser la Méthode Feldenkrais dans le milieu de l’entreprise. Il y a fort à parier que la recherche de maturité ouverte par notre méthode peut se voir ouvrir des pistes de réflexions importantes dans un proche avenir, tant elle se trouve au carrefour des apprentissages nécessaires à une meilleure adaptation à l’évolution de l’environnement qu’à l’acquisition de modes d’organisation plus optimaux favorables à une meilleure maturation des relations complexes dans le milieu du travail.

 

Xavier Lainé

Manosque le 8 janvier 2006

 

 

Source : Philippe Askenazy, Santé : l’impact des nouvelles formes de pénibilité au travail, Le Monde, 20 12 2006 

Cette création est mise à disposition selon le Contrat Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/ ou par courrier postal à Creative Commons, 171 Second Street, Suite 300, San Francisco, California 94105, USA.

Manosque, le 2 juin 2009

A CDOMK 04
Route de l'Hôte
04160 L'Escale
 

Copie : ORMK, ONMK, Madame la Ministre de la santé

 

 

Messieurs et chers collègues,

 

Avez-vous bien reçu ma lettre du 2 mars dernier? L'auriez-vous égarée? Me faudra-t-il vous en envoyer un exemplaire par courrier recommandé pour que vous preniez acte que mes propos ici ne sont pas de simple circonstance, ne sont pas divagation d'un esprit en peine?

 

Dérogeriez-vous à l'article R.4321-99 qui stipule : « Les masseurs-kinésithérapeutes entretiennent entre eux des rapports de bonne confraternité ».

 

En application d'un tel article que j'ai été contraint d'approuver, je vous réclame une réponse. Afin de vous faciliter la tâche et de vous éviter de fastidieuses recherches dans les arcanes de vos archives, je vous rappelle les termes de mon précédent courrier:

 

« Je vous prie de prendre le temps de m’excuser de n’avoir pas renvoyé ma déclaration d’engagement, suite à la publication du code de déontologie de la profession de Kinésithérapeute, plus tôt.

 

Il me semblait nécessaire, avant de signer un tel engagement, de lire attentivement ce document dans ses détails.

 

Je tiens à souligner d’entrée la difficulté à comprendre toutes les implications juridiques d’un code qui fait sans cesse référence à des articles L, sans en mentionner ni l’origine, ni permettre aux lecteurs de prendre connaissance de ces textes de référence. Il est vrai que nul n’est censé ignorer la loi, mais sa complexité fait que nous n’avons pas tous, comme livre de chevet, les ouvrages de droit aux quels vous faites référence.

 

Vous comprendrez aisément ma difficulté à signer un code qui fait référence à la fois  à « ma liberté de pratiquer les actes que j’estime appropriés » (Art. R. 4321-59), et, d’autre part l’obligation qui m’est faite de m’interdire toute divulgation d’une nouvelle pratique insuffisamment éprouvée (Art. R. 4321-65), de n’assurer que des soins « fondés sur les données actuelles de la science » (Art. R.4321-80), d’élaborer mon « diagnostic » en m’aidant « dans toute la mesure du possible des méthodes scientifiques les mieux adaptées » (Art. R.4321-81).

Vous ne pouvez ignorer que, dans notre champ disciplinaire, très peu de recherche rigoureuses peuvent venir valider nos techniques pour la simple raison que si notre pratique devait relever d’une science, celle-ci ne pourrait être qu’une science humaine, soumise donc à une part d’empirisme. Dois-je vous avouer que cette volonté expresse de s’en référer aux uniques critères scientifiques alors que la science elle-même, dans des domaines qui nous touchent de près telles que les sciences cognitives, les neurosciences, la biologie, etc.… font de plus en plus état d’incertitudes quant à notre connaissance du vivant. Sans aller jusqu’à accuser de telles formulations de « scientisme », il est quotidien d’observer la fragilité des diagnostics et investigations menées, au nom de ces mêmes dogmes, car inscrits dans leur propre code de déontologie, par nos collègues médecins. A trop en référer à des « méthodes scientifiques » d’investigation, un bon diagnostic se doit d’être étayé par une multitude d’examens onéreux, le simple toucher, ou la subtile connaissance de la personne ne permettant plus à nos collègues la moindre crédibilité. 

Vous n’êtes pas sans savoir non plus que les laboratoires de recherche susceptibles de s’intéresser à nos pratiques ne sont pas légions pour une bonne raison : la priorité est donnée à la recherche pharmaceutique.

Signer sans lire et sans vous demander d’éclairage, en la circonstance, serait accepter de vous voir contester ma pratique, qui sort, il est vrai, des sentiers académiques et conventionnels, puisque la plupart de mes « patients » (qui sont pour moi des « élèves ») viennent me voir du fait du bien être qu’eux-mêmes, ou des personnes de leur entourage, ont pu ressentir à ma proposition de ne plus travailler qu’avec, comme outil, la Méthode Feldenkrais d’éducation somatique.

Or cette méthode de travail, éprouvée en de multiples pays par la pratique de son fondateur, Moshé Feldenkrais dont les liens avec Boris Dolto et André de Sambucy étaient connus, et des praticiens, kinésithérapeute ou non, ne bénéficie, pour les raisons invoquées plus haut, dans l’espace francophone, d’aucune validation par une quelconque recherche « scientifique ».

Devrai-je, au nom des articles cités ci-dessus, ranger mes huit années d’expérience avec cette méthode au magasin des accessoires, dans l’attente qu’un hypothétique chercheur se penche sur ses qualités ? Devrai-je m’interdire d’exercer en mon âme et conscience avec une approche qui permet à mes élèves d’apprendre un usage d’eux-mêmes qui les rend capables de se soustraire aux difficultés aux quelles ils sont soumis dans leur exercice professionnel ou environnemental (ce qui serait, par ailleurs conforme à l’article R. 4321-90 de ce même code) ?

Vous comprendrez aisément ma difficulté. Je vous demande expressément donc, de me dire que la Méthode Feldenkrais fait bien partie de l’arsenal disponible pour les kinésithérapeutes, de m’autoriser à en poursuivre la pratique et de me permettre de mettre en place les recherches et publications nécessaires à l’approfondissement des connaissances qu’elle permet de délivrer dans le sens d’une éducation à la santé qui relève, si j’en juge ce même code, de nos missions.

 

Sans réponse expresse de la part de l’ordre départemental ou national, je devrai me considérer comme mis au ban de notre communauté professionnelle et donc envisager de quitter à la fois le secteur conventionnel et mon titre de kinésithérapeute.

 

Je tiens à vous signaler que, par soucis éthique, je me sens obligé d’informer mes « patients » de la présente, mon avenir, en ce qui concerne la possible prise en charge de leurs traitements dépendant bien évidemment de votre réponse.

 

En cas de réponse favorable de votre part, je me plierai alors à l’obligation formulée de vous soumettre tous les documents à visée d’information que je publierai, que ce soit mes articles comme les invitations à participer à des leçons collectives de Prise de Conscience par le Mouvement sous forme hebdomadaire ou de stages…

 

Je n’alourdirai pas d’avantage ma missive sinon par cette dernière remarque : en l’article R. 4321-98, il est stipulé que « les honoraires du masseur-kinésithérapeute sont déterminés avec tact et mesure, en tenant compte de la réglementation en vigueur, des actes dispensés ou de circonstances particulières. » Vous n’êtes pas sans ignorer que notre conventionnement nous interdit toute pratique de dépassement d’honoraire. Pourrez-vous m’expliquer quel tact et quel mesure justifie que l’acte individuel d’une durée de trois quart d’heures à une heure et la pratique intensive d’une kinésithérapie alignant les postes de rééducation soient payés au même tarif de 18,36€ en moyenne, le premier praticien étant condamné de fait à l’indigence de sa condition, le second pouvant se permettre vacances et sorties du fait du nombre d’actes multipliés ?

 

Je vous remercie des lumières que vous apporterez à mes observations. Il va de soit qu’une non réponse ne me permettant plus d’exercer dans les conditions actuelles, je me préparerai aux changements d’orientation que votre ordre m’aura imposé.

 

Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Mesdames et Messieurs, chers collègues, l’expression de mes plus respectueuses salutations. »

 

Depuis, chaque instance de votre ordre me harcèle pour répondre à un questionnaire pseudo scientifique tendant à nous prouver que « l'honneur » (sic) de la profession passerait par la manière dont les uns ou les autres nous traiterions les lombalgies, les problèmes respiratoires et autres pathologies...

Invité le 23 janvier à Paris, à animer un atelier de présentation de la Méthode Feldenkrais (par ailleurs abordée dans les post-formations proposées à Bois-Larris), aux journées de la Société Française de Kinésithérapie, j'ai cru pouvoir espérer que la dimension humaine de notre travail, qui ne se limite pas à traiter des dos douloureux ou des poumons encombrés, mais à s'occuper de personnes en souffrances, serait encore d'actualité.

Je découvre avec effarement, dans le journal de l'ONMK, que cette société, sous les applaudissements, s'est aujourd'hui transformée en « Société française de physiothérapie », avec la bénédiction de notre ordre, si prompt à défendre « l'honneur » (resic) de la profession...

L'honneur ne se défend pas, Messieurs, il est, ou il n'est pas. On ne peut organiser les choses sous l'unique angle des poursuites judiciaires, contre les pratiquants du massage de bien être, contre les confrères récalcitrants à obtempérer en adhérent à votre institution, sans que l'honneur de la profession ne soit, déjà, remis en question. Nous sommes un certain nombre à penser que votre présence était inutile et ne ferait qu'ajouter un échelon administratif de plus à notre pratique qui n'en avait nullement besoin. Le déroulement des choses vient nous conforter dans cette opinion...

Comment, en effet, pourrez vous m'expliquer que j'ai pu travailler 28 ans dans ce métier sans avoir d'autre démarche gratuite à faire que m'inscrire à la DDASS de mon département, et qu'aujourd'hui, pour faire le même métier, il me faille débourser, chaque année, 280€ auprès d'un organisme dont le glissement progressif vers un appauvrissement de notre travail, réduit à la physiothérapie, est patent...

 

L'honneur de la profession passerait-il par la mise aux oubliettes de tous ceux, nombreux, qui osent encore croire en ce métier, et ont une pratique individualisée (quasiment non rémunérée), tels les méziéristes, praticiens Feldenkrais et autres spécialités dont la ressource humaine est notoire?

 

Le jour où vous ne serez plus que l'ordre des physiothérapeutes, comment justifierez vous notre présence dans vos rangs? Par un honneur qui oublie sans état d'âme et livre à leur triste sort une frange non négligeable de praticiens? Ou par la seule lucrativité de notre présence, ce qui serait contraire à l'article R.4321-67 de notre code de déontologie (« La masso-kinésithérapie ne doit pas être pratiquée comme un commerce... »?

 

Je demande à Madame la Ministre de la santé, qui recevra copie de ce courrier, de prendre les mesures nécessaires à faire cesser le trouble occasionné à la profession par un ordre désuet et inutile.

 

Bien entendu, je n'aurai pas les moyens de poursuivre ma démarche, y compris sous les formes judiciaires qui devraient s'imposer devant un tel comportement. Je rappellerai simplement que la « confraternité » en vogue dans vos rangs nous laissait la possibilité de payer notre cotisation en six mensualités. Mes finances étant fort peu reluisantes, j'ai demandé cette facilité. Quelle ne fut pas ma surprise de voir arriver trois prélèvements successifs de ma cotisation, sans tenir compte de l'étalement demandé: vous parlez d'honneur et de confraternité?

 

Et comme ma précédente lettre est restée sans suite, qu'il semble qu'il vous faille l'épreuve de force pour sortir de votre triste réserve, je décide de rendre publique celle-ci, sur mon blog (www.conscience-en-mouvement.com), en l'envoyant à la presse locale et en la diffusant de telle sorte qu'elle puisse avoir la plus grande audience possible...

 

En espérant que cette publicité sur la vraie nature de votre institution vous fera sortir de votre pesant silence...

 

Xavier Lainé

Kinésithérapeute DE 1981

Praticien certifié de la Méthode Feldenkrais.

2009-06-02-Lettre-CDOMK.pdf 2009-06-02-Lettre-CDOMK.pdf  




Je ne résisterai pas à l'infini plaisir de vous donner à lire la réponse reçue de l'Ordre Départemental des Kinésithérapeutes des Alpes de Haute Provence, me signifiant très clairement que les Méthodes Feldenkrais, Mézières, ... ne sont pas reconnues par le Conseil National de l'Ordre, et qu'en conséquence, leur utilisation au service des patients et la juxtaposition de notre spécialité sur nos plaques nous est interdit!

Les collègues ostéopathes qui ont oeuvré pendant des années avant que leur méthode ne trouve une reconnaissance seront sans doute heureux d'apprendre que, par la grâce de l'ordre, aujourd'hui, ils ne pourraient plus faire état de leur pratique, et seraient donc comdamnés à la non reconnaissance éternelle.

Je tiens à remercier la revue Kiné actualité d'avoir servi de tribune à de nombreuses reprises à une pratique bannie par l'ordre, ainsi que la Société Française de Kinésithérapie (devenue depuis, Société Française de Physiothérapie), d'avoir pris le risque de m'inviter à présenter (gratuitement) la Méthode Feldenkrais alors que son évolution logique aurait dû la pousser à nous ignorer...

A force d'étroitesse d'esprit, la France, qui se targue d'avoir la meilleure médecine du monde, pourrait bien, un de ces jours, se réveiller avec la gueule de bois...

La réponse de l'ordre est ici : 2009-06-09-Lettre-CDOMK.pdf 2009-06-09-Lettre-CDOMK.pdf



http://www.naturavox.fr/La-Methode-Feldenkrais-R-d-education-somatique.html

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Bibliographie

Bibliographie  

1.Ouvrages de Moshe Feldenkrais:

- “Le cas Doris”“L’être et la maturité du comportement” , éditions du Temps présent
- “L’évidence en question” , Editions L’inhabituel
- “Energie et bien-être par le mouvement” , éditions Dangles
- “La puissance du moi” , éditions Robert Laffont


2. Méthode Feldenkrais:

Larry Goldfarb, “Articuler le changement” , éditions du Temps présent
- Annie Nouri-Hassler, Au repos mes mains, éditions des écrivains, 2002 

3. Philosophie somatique:

- Richard Shusterman, Conscience du corps, Pour une soma-esthétique, éditions de l'éclat, collection Tiré à part
- Bernard Andrieu, Toucher, Se soigner par le corps, éditions Les Belles Lettres, Médecine & Sciences Humaines 

Sources scientifiques, philosophiques, pédagogiques

4. Résonnances scientifiques:

- Ilya Prigogine, La fin des certitudes, éditions Odile Jacob, Poches, 2001
- Ziauddin Sardar, Iwona Abrams, Le chaos sans aspirine, éditions Flammarion, 2001


5. Echos philosophiques:

- Krishnamurti, Se libérer du connu, Le livre de poche
- Krishnamurti, L'esprit et la pensée, Le livre de poche
- Maria Zambrano, Les rêves et le temps, éditions José Corti, 2003
- Jacques Monod, Le hasard et la nécessité, éditions du Seuil, coll. Points, 1970
- Edgar Morin, Le paradigme perdu: la nature humaine, éditions du Seuil, 1973
- Michel Onfray, Le désir d'être un volcan, éditions Le livre de poche, 1996
- Pierre Thuillier, La grande implosion, éditions Fayard, 1995
- Paul Mathis, Corps vivants, corps sculptés, éditions Via Valériano, 1997
- Stephen Jay Gould, Le sourire du flamant rose, éditions du Seuil, 1988
- Henri Atlan, Les étincelles de hasard, tome I, Connaissance spermatique, éditions du seuil, 1999

- Alexandre Jollien, Eloge de la faiblesse
, éditions du Cerf, 2007

- Henri Atlan, Les étincelles de hasard, Tome 1: Connaissance spermatique, éditions du Seuil, Librairie du XXème siècle, 1999
- Michel de Montaigne, Essais, Livres 1, 2, 3, Garnier-Flammarion, 1969 
- Kant, Ecrits sur le corps et l'esprit, Garnier Flammarion, 2007
- Edgar Morin, Introduction à la pensée complexe, éditions du Seuil, essais
- Myriam Revault d'Allones, L'homme compassionnel, éditions du Seuil
- Michel Serres, Le Mal propre, éditions Le Pommier
- Bernard Stiegler, Economie de l'hypermatériel et psychopouvoir, éditions Mille et une nuits
- Alexandre Jollien, Le métier d'homme, éditions du Seuil
- Lucien Sève, Emergence, complexité et dialectique, éditions Odile Jacob 

6. Neurologie, neurophysiologie

- Oliver Sachs , L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau, éditions du Seuil, Points essais, 1988
- Boris Cyrulnik, Sous le signe du lien, éditions Hachette Littérature, coll. Pluriel, 1989
- Boris Cyrulnik, Mémoire de singe et paroles d'homme, éditions Hachette, coll. Pluriel, 1983
- Antonio R. Damasion, Le sentiment même de soi, éditions Odile Jacob, 1999
- Antonio R. Damasio, Spinoza avait raison, éditions Odile Jacob poches
- Alain Berthoz, Gérard Jorland, L'empathie, éditions Odile Jacob, 2004
- Alain Berthoz et Jean-Luc petit, Phénoménologie et physiologie de l'action, éditions Odile Jacob, 2006
- Alain Berthoz, Le sens du mouvement, éditions Odile Jacob, 1997


7. Médecine

- Thierry Janssen, La solution intérieure, éditions Fayard


8. Pédagogie

- Edgar Morin, Raul Motta, Emilio-Roger Ciurana, Eduquer pour l'ère planétaire, éditions Balland, 2003
- Maria Montessori, Eduquer le potentiel humain, éditions Desclée de Bouwer, 2003
- Bruno Bourassa, Fernand Serre, Denis Ross, Apprendre de son expérience, éditions Presses de l'Université du Québec, 2003 
- Hélène Trocmé-Fabre, Le langage du vivant, une voix, une voie en sommeil ?, éditions Etre & connaître
- Hélène Trocmé-Fabre, L’arbre du savoir-apprendre, vers un référentiel cognitif, éditions Etre & connaître 
- Hélène Trocmé-Fabre, J'apprends, donc je suis, éditions d'Organisation


9. Naissance, Grossesse, obstétrique

- Pr. Lars Hamberger, Lennart Nilsson, Naître, édtions Hachette, 1993
- Frederick Leboyer, Pour une naissance sans violence, éditions du Seuil, 1980
- Frederick Leboyer, Si l'enfantement m'était conté, éditions su Seuil, 1996


10. Voix, audition, musiciens

- Dr. Alfred Tomatis, L'oreille et la vie, éditions Le livre d epoche, 1990
- Marie-Christine Mathieu, Gestes et postures du musicien, éditions Format, 2004
- Serge Wilfart, Le chant de l'être, éditions Albin Michel, 1994


11. Approches du handicap

- Marie Vialard-Hauser, Lucile Vialard, Tu nous as ouvert les yeux, éditions Terres de braise, 2006


12. Communication non violente

- Thomas d'Ansembourg, Cessez d'être gentil soyez vrai, éditions de l'homme, 2001
- Marshall B. Rosenberg, Les mots sont des fenêtres (ou des murs), éditions Jouvence, 1999


13. Autres approches de l'éducation somatique

- Thérèse Bertherat, Le corps a ses raisons, éditions du Seuil, 1976


14. Psychologies, psychanalyses

- J. H. Schultz, Le training autogène, éditions PUF, 1958
- Tobie Nathan, Nous ne sommes pas seuls au monde, éditions Les empêcheurs de penser en rond, 2001
- C. G. Jung, Psychologie de l'inconscient, éditions Le livre de poche, 1993
- Claude Jamart Vanni Della Giustina, Le corps et l'écriture, éditions L'harmattan, 1999
- G. I. Gurdjieff, Rencontres avec des hommes remarquables, éditions du Rocher, 1984
- Groddeck, Le livre du ça, éditions Gallimard, 1973
- Daniel Goleman, L'intelligence émotionnelle, éditions J'ai lu (Robert Laffont), 1997
- Daniel Goleman, Quand l'esprit dialogue avec le corps, éditions Guy Trédaniel, 1997
- Sigmund Freud, Le mot d'esprit et sa relation à l'inconscient, éditions Gallimard Folio essais, 1988
- Sigmund Freud, Introduction à la psychanalyse, éditions Payot, 1922, 1961

- Sigmund Freud, Essais de psychanalyse, éditions Payot, 1981
- Sigmund Freud, Psychopathologie de la vie quotidienne, éditions Payot, 1923, 1967
- Sigmund Freud, Névrose, psychose et perversion, éditions PUF, 1973
- Vinciane Despret, Ces émotions qui nous fabriquent, éditions Les empêcheurs de penser en rond, 2001
- Sigmund Freud, Cinq psychanalyses, éditions PUF 


15. Santé environnementale

- James Lovelock, Les âges de Gaïa, éditions Robert Laffont


 Publications personnelles

- Pour une approche systémique de la santé, Revue de psychologie de la motivation n°39, Regards sur la santé, Août 2005 
- L'éducation somatique. De l'introspection à la prévention, Revue de psychologie de la motivation n°41, Education et société, Novembre 2006
- La Méthode Feldenkrais, Un champ disciplinaire à ouvrir, une pratique non spécifique, un facteur d'émergence "thérapique", Agoravox et Naturavox, Juin 2007
- Une approche multifactorielle de la voix et du langage, Orthophonies n°3, Mai-juin 2007

 

 

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